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  • Nad

Le travail et nous

Dernière mise à jour : 14 oct. 2019


Le travail occupe les pensées de chacun au point d’être considéré comme une libération, l’indice de stabilité, voire l’essence de la vie. Aborder ce sujet s’avère complexe… Qu’est-ce qui fait que le travail est vital ? Quelle valeur concrète apporte-t-il à nos vies ? Est-ce la seule donnée capitale qui soit de notre existence ?


Le travail est la norme

Le désœuvrement est identique à la mort : En effet, le travail est d’abord un moyen de survie d’autant plus que la nourriture ne nous tombe pas du Ciel et nos factures ne sont pas réglées par miracle.


Chaque individu en bonne santé est censé subvenir à ses besoins, les satisfaire et apporter, à son niveau, sa contribution à la société. Autant le travail évite de tomber sous le joug de la dépendance à la charité d’autrui, autant être chômeur plonge l’individu dans un enfer psychologique. En effet, ne pas être professionnellement actif, c’est être marginalisé.


Le travail est une source d’estime

Au-delà du gagne-pain, travailler est le tremplin qui nous permet d’assurer des conditions confortables et d’atteindre une certaine satisfaction personnelle. Le statut social est désormais corrélé à la carrière professionnelle.


Etre acteur de la vie sociale et partager le fruit de ses efforts apporte de la valeur et l’estime de ses semblables. C’est une source de respect.


« Le plaisir et le vouloir diminuent la peine du travail. » Proverbe danois


Nécessité pour nécessité, autant exercer le travail que l’on aime. Pour qu’une profession soit bien accomplie, elle ne doit pas être imposée au risque de devenir une torture. Et puisque travailler c’est devoir s’épanouir, choisissez le métier qui répond à vos désirs et mettez-y tout votre cœur. Il ne sera qu’épanouissement et bénédiction.


Cependant, revenons à la réalité et admettons, qu’il n’est pas du lot de tout le monde de se sentir à l’aise dans son travail. Il serait trop simpliste de demander à ces personnes, et Dieu sait si elles sont nombreuses, de changer leur fusil d’épaule. ; surtout dans la conjoncture actuelle où détenir un poste relève du miracle.


La solution, me demanderiez-vous ? Je dirais, leur permettre de laisser cette flamme allumée… cette étincelle qu’est la motivation. Leur ouvrir les yeux sur l’importance de leur métier et son impact positif, si ce n’est vital sur la société, à l’amélioration inéluctable que cette profession amène dans la vie des autres : que seraient nos rues sans l’éboueur ? Comment ferions-nous sans le mécanicien? Dormirions-nous paisiblement sans la police ? comment alimenterions-nous sans l’agriculteur ? Les aide- ménagères ne nous faciliteraient pas la vie ? Combien de catastrophes avions-nous évités grâce au plombier ou à l’électricien ?..... ;etc.


Il n’y a pas que le travail dans la vie ! Le loisir est tout autant capital !

Oui, il faut bien gagner son bifteck, mais cela ne doit pas non plus devancer les plaisirs. Le vrai bonheur ne se réalise que si le travail et les loisirs sont conciliés. D’ailleurs, il n’est pas anodin, que tout candidat à un poste est appelé à mentionner ses hobbies. En effet, toute activité extra-professionnelle améliore le rendement général : évacuer le stress et soulager ses angoisses favorisent la bonne humeur dont l’impact est tangible sur l’ensemble de la vie de l’individu.


L’épanouissement, que le travail est censé apporter n’est pas suffisant. Il est encore à puiser dans d’autres activités tels le sport, la cuisine, les voyages, les sorties, la peinture, la broderie, le jardinage…etc ou encore en tentant de nouvelles expériences comme le volontariat ou un petit projet personnel en développant un talent (fabriquer des bijoux, pâtisser…etc.) et où l’activité se fait pratiquement sans effort, mais d’une manière à la fois ludique et créative.


Adoucir une journée de travail est pourtant à la portée : papoter autour d’une tasse de café, regarder un film ou bouquiner… bref, nous accorder des moments de plaisirs aussi simples soient-ils, susceptibles de nous faire oxygéner l’esprit et nous mettre en mode « pause ».. pour mieux rebondir par la suite.


Pour répondre au diktat de la rentabilité, il faut savoir donc récupérer ; et le seul moyen efficace pour recharger ses batteries est le loisir. Ainsi, on acquiert une meilleure santé physique et mentale, qui facilite ultérieurement la productivité et améliore les relations sociales, ce qui fait du passe-temps une vraie thérapie.


Toutefois, le loisir n’est pas bien perçu par beaucoup, il est synonyme de perte de temps au point de regretter un petit moment de distraction, oubliant ainsi la nécessité de doser harmonieusement la détente et le travail.


A défaut de cultiver des parenthèses d’amusement, on glisse dans l’irritabilité, si ce n’est la dépression et on perd peu à peu la joie de vivre.


Malheur-bonheur….facettes de la même monnaie


Il est possible, que l’on aime ce que l’on fait mais que l’on déteste l’environnement professionnel. Certains ont du mal à s’entendre avec leurs collègues ou rament à ce que leur travail soit reconnu. Ces dégradations peuvent engendrer le désintérêt et le stress menant tout droit à l’épuisement.


On est tous exposés, à affronter, à un moment de notre vie, des situations relativement pénibles ou du moins déstabilisantes et où l’on se sent pliés sous un poids émotionnel.

Il ne faut pas laisser l’aspect potentiellement négatif du stress professionnel (ou autre d’ailleurs) prendre le dessus et nous fait oublier d’être heureux. Rien ne se passe comme prévu ?, soit !


Le challenge est alors de résister, non en acceptant la pression, mais plutôt en se recentrant sur soi pour pouvoir la manier.


Malgré les difficultés et la torture que pourrait symboliser le travail, il présente l’opportunité de goûter à la joie « humaine » de l’accomplissement et le sentiment d’utilité. C’est à l’individu de s’adapter et « travailler sur soi » pour accéder à la « béatitude personnelle ».


L’oisiveté n’est et ne sera jamais une source de bonheur.

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